Le marché de l'entreprise est le lieu dans lequel l'entreprise évolue et où se rencontrent l'offre et la demande d'un bien ou d'un service.
Un bien est physique et stockable, un service est non physique et non stockable.
L'offre représente les biens et les services qu'une entreprise est disposée à vendre sur le marché.
La demande représente les biens et les services susceptibles d'être achetés.
Le fonctionnement de la demande est le suivant : plus le prix d'un bien augmente, plus la quantité demandée est faible, et inversement.
Le fonctionnement de l'offre est le suivant : plus le prix d'un bien ou d'un service est élevé, plus l'offreur sera disposé à offrir une grande quantité.
Ainsi, l'offre et la demande fonctionnent de manière inverse.
Elles se rencontrent en un point que l'on appelle le point d'équilibre, ou prix d'équilibre, c'est-à-dire le prix pour lequel la demande et l'offre s'accordent.

Tout produit a un cycle de vie, dont la durée peut varier.
On décompose ce cycle en quatre phases :
Le lancement : c'est lorsque le produit arrive sur le marché. Il n'a pas forcément encore trouvé son plein potentiel, et ne connaît pas encore une grande phase de croissance.
Exemple : les lunettes à réalité augmentée ou les voitures autonomes.
La croissance : le produit a trouvé sa demande, il s'en vend de plus en plus chaque jour.
Exemple : les cigarettes électroniques.
La maturité : le produit ne connaît plus une forte croissance, le marché est saturé.
Exemple : les clés USB.
Le déclin : le produit se vend de moins en moins.
Exemple : les lecteurs DVD.

Sur le marché, la demande évolue sans cesse, selon les nouvelles exigences des consommateurs, qu'elles soient technologiques, environnementales ou encore sociales.
On note aujourd'hui une mutation de la demande :
L'économie d'usage : un mode de consommation où les individus ne sont plus propriétaires mais locataires.
Exemples : le streaming vidéo ou audio (on n'est plus propriétaire de la musique ou de la vidéo mais locataire), le leasing automobile.
L'économie collaborative : une économie du partage, en opposition à la possession. On partage ou on échange un achat.
Exemples : les applications de covoiturage (on partage le prix d’un trajet), les achats groupés comme Groupon.
L'économie écoresponsable : une consommation respectueuse de l'environnement.
Exemples : les labels bio dans l'alimentaire, les cosmétiques, les produits d'entretien ménager.
L'économie circulaire : elle s'oppose à l'économie linéaire.
L'économie linéaire suit ce processus : extraction des ressources → transformation → consommation → production de déchets → élimination des déchets.
L'économie circulaire, elle, est plus responsable : même s'il y a une extraction de ressources au départ, les déchets sont valorisés (recyclés), ce qui permet d'éviter de nouvelles extractions.
C'est un cercle vertueux qui limite l'exploitation des ressources.

1)Les facteurs de production

2)Le capital financier et le capital technique

CAPITAL CIRCULANT; C'est à dire les matières premières, tout ce qui sera détruit pendant le procesus de production.

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1)Les différentes étapes du processus de production
2)La chaîne de valeur
La chaîne de valeur représente l’ensemble des activités réalisées par une entreprise pour concevoir, produire, vendre et assurer le suivi d’un produit ou d’un service.
Chaque activité ajoute une partie de la valeur finale du produit. L’objectif est de vendre ce produit plus cher que le coût total de sa fabrication.
La chaîne de valeur se compose de deux grandes catégories d’activités :
- Les activités principales
- Les activités de soutien
1. La logistique interne
Elle correspond à la réception, au stockage et à la gestion des matières premières.
Exemples : réception de l’argile, stockage du bois, réception des composants électroniques.
2. La production (ou opérations)
C’est la transformation des matières premières en produit fini.
Exemples : tournage céramique, assemblage de meubles, fabrication industrielle.
3. La logistique externe
Elle correspond à la livraison et à la distribution des produits finis.
Exemples : transport vers les boutiques, expédition client.
4. La commercialisation (marketing et vente)
Elle regroupe toutes les actions permettant de vendre le produit.
Exemples : réseaux sociaux, site internet, showroom, publicité.
5. Le service après-vente (SAV)
Il s’agit de l’entretien, des réparations et du suivi client.
Exemples : réparations, garanties, relation client.
1. L’infrastructure de l’entreprise
Elle comprend la gestion, la comptabilité, le juridique et la direction.
2. La gestion des ressources humaines
Elle concerne le recrutement, la formation et la gestion du personnel.
3. Le développement technologique
Il s’agit de l’innovation, de la recherche et du développement.
4. Les approvisionnements
Cette fonction gère l’achat des matières premières, des outils et des machines.

Il dépend principalement : de la nature du produit, du volume à produire, du degré de personnalisation, du niveau d’automatisation, de la demande du client
Le mode de production influence directement :
Les 4 grands types de modes de production
La production à la commande
Elle consiste à fabriquer un produit uniquement après la demande du client
Pas de problèmes de stock, le produit est unique
Exemple: un designer qui crée une pièce unique, un architecte d'interieur
La production par série
On fabrique un très grand nombre de produits identiques et standardisés.
La production est massive, on utilise des machines automatisés, les stockages sont importants.
Exemple: Voitures, smartphones
La production par lot (ou en petite série)
La production par lot consiste à fabriquer des petites séries de produits identiques, de façon régulière.
Quantités, limités, stock modéré
Exemple: chaussures en édition limité
La production en continu (flux continu)
Elle correspond à un flux ininterrompu de produits homogènes, sans arrêt de fabrication
La production à flux poussé consiste à produire avant la vente, en se basant sur des prévisions de la demande. L’entreprise anticipe les besoins des clients, fabrique en avance, stocke les produits, puis les vend. Ce mode de production permet d’assurer une disponibilité rapide des produits mais comporte un risque de surstockage et de coûts de stockage élevés si les ventes sont inférieures aux prévisions.
La production à flux tiré, au contraire, consiste à produire en fonction des commandes réelles des clients. La production est déclenchée par la demande effective. Ce mode de production permet de limiter les stocks et les coûts associés, d’être plus flexible et de mieux s’adapter aux besoins des clients, mais il peut entraîner des délais d’attente plus longs pour le consommateur.

La sous-traitance consiste pour une entreprise (le donneur d’ordre) à confier à une autre entreprise (le sous-traitant) la réalisation d’une partie de sa production ou de ses activités, tout en restant responsable du produit final vis-à-vis du client.
La sous-traitance permet à l’entreprise de se concentrer sur son cœur de métier, de bénéficier de compétences spécialisées qu’elle ne possède pas en interne, de réduire ses coûts de production et d’augmenter sa flexibilité en adaptant rapidement ses capacités de production à la demande.
Cependant, elle peut aussi entraîner une perte de contrôle sur certaines étapes de la production, une dépendance vis-à-vis du sous-traitant et des risques en termes de qualité, de délais ou de respect des normes sociales et environnementales.

La croissance interne correspond au développement de l’entreprise par ses propres moyens. Elle se fait par l’augmentation de la production, l’ouverture de nouveaux sites, le lancement de nouveaux produits, l’embauche de salariés ou l’investissement dans de nouveaux équipements. C’est une croissance progressive, maîtrisée, qui permet à l’entreprise de conserver son identité, sa culture et son organisation, mais qui peut être plus lente.
La croissance externe consiste pour une entreprise à se développer en rachetant ou en fusionnant avec d’autres entreprises. Elle permet de croître rapidement, d’accéder à de nouveaux marchés, à de nouvelles compétences ou technologies, et de renforcer sa position face aux concurrents. En revanche, elle comporte des risques d’intégration (chocs culturels, conflits sociaux, problèmes d’organisation) et financiers (endettement, surévaluation des entreprises rachetées).
